Du neuf, du bon et du beau dans la rue de Bourgogne

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À Nous Paris - Janvier 2015

Longtemps endormie, peuplée presque exclusivement de galeries d’art, de cabinets de décorateurs et de politiques (en semaine), la rue de Bourgogne, dans le 7e, sort de son sommeil. Une nouvelle génération d’enseignes débarque, et une trentaine de commerçants se sont associés pour redonner vie au quartier. Il est devenu tellement tendance qu’on chuchote même qu’une certaine Beyoncé pourrait acheter ici...

Épicerie fine Jeune homme

epicerie jeune homme Une épicerie fine présentée comme un salon d’homme. Moderne dans le genre, esprit contemporain et lignes japonisantes. Eduqué au bon goût depuis des lustres – son grand-père s’appelle Gaston Lenôtre –, Nicolas Fortchantre mise sur l’esprit producteur. Celui découvert en famille comme traiteur, et dégoté aux quatre coins du monde. Dans la bibliothèque de la maison, entre livres de cuisine et de philosophie, Jeune homme expose quelques perles importées du Japon, des gâteaux apéritifs au charbon ou l’ail noir d’Aomori, parfait pour cuisiner les gambas, nous dit Nicolas. Sur les éta- gères, de belles références : la Maison Barthouil en premier, pour le saumon fumé ou le caviar, l’huile d’olive de Calanquet à Saint-Rémy-de-Provence, pour laquelle on traverse Paris, des confitures à goûter dans des encriers, ou même du pop-corn british au vrai camembert qui a nourri tout le quartier et quelques députés de l’Assemblée. Au rayon boissons, la sélection de champagnes, courte mais divine, propose le Leclerc-Briant, une belle trouvaille qui fait tout le dîner. On conseille aussi une boisson aux cinq légumes et fruits, miraculeusement addictive (demander Yumi). Les truffes, le corail d’oursin, le balsamique sicilien de Leonardi font rêver, la saucisse sèche de bœuf relève le niveau d’un apéro, et l’on peut même venir chercher au déjeuner le bento du très bon japonais Kura (dans le 16e). Brillant, le Jeune homme !

Alexis Chenu

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@epiceriejeunehomme